Le CCAS, est le Centre Communal d'Action Social. C'est normalement l'organe en charge de mettre en oeuvre les aides sociales de la ville et de gérer les crèches.

A Senlis, le CCAS a une autre définition, c'est le Centre Communal d'Avarice Sociale.

Pascale Loiseleur annonce fièrement que la subvention du CCAS est augmentée de 10% passant de 1.000.000€ à 1.100.000€ pour accompagner la politique sociale de la ville.
 
Quel beau geste de générosité ! Mais une fois de plus, derrière les belles déclarations, les grands discours, la vérité sur cette augmentation est nettement moins généreuse qu'elle n'y parait.

Cette augmentation de la subvention permet uniquement de boucher le trou créé par l’augmentation des frais de personnels liés à l'ouverture d'une crèche de 14 places qui remplacent une halte-garderie de 14 places, grande réalisation et immense avancée sociale de 2011.

Le surcoût pour la ville est de 200.000 €, pour un service et une offre presque identique. Oui 200.000 € pour le caprice de véronique Bitar qui, comme elle l'a déclaré, s'était attelée à ouvrir cette crèche dès son arrivée. Et bien quand on voit le résultat, elle aurait mieux fait de ne rien faire, ces 200.000€ auraient pu être utilisée d’une manière plus judicieuse et plus efficace. 200.000€ de surcout mois 100.000€ de subventions supplémentaires, comment  trouver les 100.000€ restant? tout simplement en diminuant le budget entretien/réparation qui passe de 300.000€ à 200.000€. Bravo, comme à la belle époque, on rogne, on économise sur l'entretien, et ce sont les prochaines générations qui régleront l'addition comme pour l'église Saint-Pierre.


Mais de cela, évidemment, silence radio y compris dans la presse....

Mais le plus grave n'est pas là, surtout lorsque l’on se présente comme un modèle de vertu et d’éthique. Sur un budget de 2M€ environ, le CCAS a dégagé pas loin de 400/000 € d'excédent en 2011.  Cela représente  presque 19% de marge d'exploitation,  ce qui est totalement inacceptable, logiquement, pour une structure dédiée à l'aide sociale, les sociétés du « grand capital » en restent à +15%.
 En d’autres mots, l’an dernier il y a 377.000€ qui n’ont pas été dépensés pour les plus démunis.... S’il y bien un budget sur lequel on se fiche pas mal que la ville dégage un excédent, c’est bien ce budget !!

Alors Mr Mariani, élu socialiste de droite, Plutot que de venir manger à la soupe populaire alternative et démagogique et de vous offenser sur des propos que la liste Aimer Senlis a tenu à juste titre à votre égard, comment expliquez-vous ce silence sur cet excédent?
 
Pourquoi Mr Mariani a-t-il voté ce budget de la ville, sans demander par exemple la création d’une épicerie sociale ? S’il n’y a pas loin du Capitole à  la roche tarpéienne, la rue de Solférino n’est pas si éloignée que cela de la rue de Vaugirard, surtout à Senlis, où les mains gauches et droites sont si souvent unies  à tel  point que certains d’entres eux sont d’ailleurs logés à la même enseigne au propre comme au figuré.
Comme vous le constaterez également, Monsieur Mouly il y a bien quelques euros en réserves pour la chapelle de l’hôpital....

Bien entendu, chez ces gens là, ceux qui n’ont pas de difficultés pour joindre les deux bouts ou finir leur fin de mois, il est de bon ton d’avoir ces œuvres sociales.
Chez ces gens là, comme du temps de la bourgeoisie des siècles passés, pour laver sa conscience et dormir du sommeil du juste, nos Harpagon de Senlis, se délestent de quelques menues monnaies, distribuées, parfois au pied des maisons de dieu et avec un brin de condescendances, aux pauvres hères et gueux de Senlis venus chercher une aide non sans avoir ravalé leur amour-propre et leur dignité.

Mais est-ce cela, la générosité de cette municipalité. Est-ce uniquement l’augmentation de l’aide d’urgence qui passe de 30.000 à 40.000€ ou la distribution de chèques cadeaux, annoncée avec tant de morgue, alors que le budget du CCAS est de 2 Millions d’euros !!!
 
Petite cerise sur la gâteau alternatif : Chacun d’entres nous se souviendra des grandes et belles déclarations mielleuses et dégoulinantes d’hypocrisie  sur la vente du mobilier de JC Canter dont le produit devait aller au CCAS. Pfutt, disparu !! rien, le vide, pas une ligne n’apparait sur le budget du CCAS.
Beaucoup de nous n’avions plus le moindre de doute sur la réalité de cette proposition, mais user ainsi de la démagogie et du mensonge sur le dos des plus faibles relève vraiment d’un cynisme rarement égalé.

Pour finir sur une note plus légère,  à y réfléchir de plus près, tout tout ceci est assez normal en vérité
L’avarice n’est-elle pas le comble pour une phlébologue, spécialité du Docteur Bitar.

lfds